La préparation d’un projet de traduction

Une fois que la commande de traduction a été confirmée, il est conseillé de consacrer un peu de temps à bien la préparer avant de commencer à traduire. La définition et l’organisation correctes de chaque projet peuvent nous faire gagner du temps et nous épargner d’éventuels problèmes par la suite. Et c’est également un moyen de nous aider à assurer la qualité de notre travail.

Cette phase de préparation peut être divisée en cinq étapes, plus ou moins longues en fonction de la complexité du projet.

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1. Définition du projet dans notre système de gestion

Préparer une fiche avec toutes les données nécessaires : référence, client, contact ou chef de projet, type de service et combinaison de langues, volume et tarif, date de livraison et remarques pertinentes. Pour mieux gérer ces informations j’utilise le programme LPS Expert).

Lors de périodes de travail intenses avec des commandes urgentes et des journées chargées, il est facile d’être tenté de reporter cette opération de classement, mais cela peut provoquer des oublis d’informations importantes ou d’éventuelles erreurs sur des données essentielles. Il nous faudra alors consacrer plus de temps à récupérer toutes ces informations. Il convient donc de bien noter toutes les données dès le départ, quand on dispose d’informations récentes, comme par exemple les instructions fournies par le client.

2. Préparation du dossier du projet 

Je classe les projets dans un dossier comprenant quatre sous-dossiers. Le dossier Gestion comporte tous les documents en rapport avec la gestion du projet : devis et/ou bon de commande, questions et remarques, et la checklist pour le processus d’assurance qualité. Les trois autres dossiers, Originaux, Révision et Traductions, contiennent les documents correspondant à chaque version du texte.

3. Révision des documents originaux

Éviter de commencer à traduire immédiatement et bien réviser tous les documents du projet permet d’atteindre les objectifs suivants :

– Vérifier que nous possédons tous les documents, qu’il est possible de les ouvrir et de les lire correctement. Il est conseillé de le faire tout de suite, notamment si l’on pense travailler en dehors des horaires de travail du client. Cette opération préalable nous permettra de résoudre d’éventuels problèmes avec les documents afin de ne pas retarder le moment de commencer à les traduire.

– Vérifier que le volume de mots des documents correspond à celui fourni par le client. Il ne s’agit pas seulement d’une question de prix, mais aussi d’éviter que le volume soit supérieur et que le délai convenu soit trop juste.

– Essayer de repérer et d’anticiper des difficultés. Si le document contient des images non éditables contenant du texte, il faudra demander au client ce qu’il souhaite. Si les documents originaux sont en PDF, avec des en-têtes et des pieds de page, des tableaux, etc., il nous faudra réviser minutieusement la version éditable du document (avant et après la traduction) car il arrive souvent que la conversion de format ne se fasse pas correctement.

4. Préparation de tout le matériel nécessaire pour réaliser le travail avec toutes les garanties

C’est le moment de définir la mémoire de traduction (si on en utilise), ainsi que les bases de données terminologiques pouvant nous être utiles.

Chercher du matériel de référence ou des notes utilisées pour des projets précédents pour ce client ou correspondant au même domaine.

5. Planification de la commande

Pour terminer la préparation, bien noter sur notre calendrier la date et l’heure de livraison, et répartir le travail en fonction des jours disponibles. Réserver du temps pour la révision linguistique et de format et, si le délai nous le permet, laisser un peu de marge pour des situations imprévues.

Et vous, comment préparez-vous un projet avant de commencer à traduire ? Ajouteriez-vous d’autres points ? Toute contribution sera la bienvenue :-).

:-).